La dernière session du congrès du riz en Afrique a été l’occasion de se dire de plates vérités. Les paysans ont pointé du doigt les chercheurs qui ont se sont tournés vers les Etats qui ne les mettent pas souvent dans d’excellentes conditions de travail. Africarice ne s’est pas contenté de jouer un rôle d’arbitre, il a clairement pris ses responsabilités en exprimant ses limites et en appelant toutes les parties à prendre conscience des enjeux. Pour mieux comprendre les discussions de la session sur «Stratégie de recherche rizicole dans un contexte de mondialisation», nous avons accroché Adamane Traoré qui a une double casquette. D’abord secrétaire exécutif du comité national de la recherche agricole au Mali et vice-président du Conseil d’administration d’Africarice. Le chercheur décrypte les nœuds du problème :
Par Ibrahima FAYE et Roukiattou Ouedraogo
La part de responsabilité des systèmes nationaux
Je pense qu’il ya des domaines ou nous pouvons plaindre la situation qui s’est passée au niveau des systèmes nationaux de recherche, mais nous ne pouvons pas compenser des déficits en matière de politique au niveau national de recherche agricole.
Je pense que ce qui est clair, nous pensons qu’on ne fait pas suffisamment pour sécuriser en tous cas la capacité d’exécution de la recherche agricole dans nos pays.
Il ya des pays qui ont fait beaucoup d’efforts, le mien je le reconnais a fait énormément d’effort. Mais je pense que c’est au pays, de créer le métabolisme de base de leur recherche agricole.
La complainte des chercheurs
Il faut assurer un salaire correct à ces chercheurs. Il faut veiller a des investissements dans les infrastructures et les équipements et il faut avoir un minimum de dotation en matière de fonctionnement. Quand vous donnez cela à vos chercheurs, ils peuvent et ont vraiment la capacité, de capter des initiatives de financements des différentes partenaires au développement. Qui eux généralement n’aiment pas financer les salaires, ni investir dans l’infrastructure. En général, ils sont prêts à financer des activités opérationnelles, des projets de recherches.
Les limites de l’intervention d’Africarice
Je crois que les gens l’on dit. Un premier niveau en réalité africarice le fait mais ce n’est pas connu suffisamment. Il fait dans la sensibilisation des décideurs. A ce niveau, Africarice a une mission et une situation très particulière surtout par rapport aux centres internationaux.
En effet Africarice est un organisme intergouvernemental qui entre autre organes de fonctionnement, a un Conseil des Ministres. Au niveau des réunions de ces conseils des ministres, ils soulèvent des problèmes qui ne sont pas seulement ceux de notre structure mais de la préoccupation des partenaires.
Le Directeur Général, Pape Abdoulaye Seck l’a dit, si les partenaires ne sont pas suffisamment forts, c’est la capacité de mise en œuvre des activités d’Africarice qui est compromise. Cette sensibilisation est faite pour amener non seulement les décideurs à investir davantage dans la recherche mais aussi pour qu’ils acceptent de contribuer au financement d’Africarice.
La problématique du financement
Il y a 5 ans quand vous preniez le budget d’Africarice, vous verriez que des financements qui venaient de la CGIAR. La contribution des Etats était infime. Presque tous les Etats étaient en retard de payement et beaucoup n’avaient pas payé les contributions depuis leur adhésion. Maintenant, la plupart des Etats ont versé les arriérés de cotisation.










